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Team ŠKODA Ivan semaine -7 : Kms, amis, pannes et le Giro !

Ivan Blanco

S-7 : 23 au 29 Mai 2016

Para los amigos de Indurain, es por aquí (en breve)
Cavendish or Wiggins? Whatever, English is over here (soon)

Avec mes maigres 10 ans, un petit souvenir d’Indurain qui en 1993 gagnait son 3ème Tour de France d’affilé me viens à la tête… et c’est à cette date là ou la première édition de l’Étape du Tour faisait son apparition.

Me voilà maintenant, un peu plus vieux, un peu plus fou et un peu plus cycliste que je me trouve à 7 semaines de réaliser le rêve de tout passionné du guidon : réaliser une étape de LA compétition vélo plus grande au monde dans les mêmes conditions de course que sur la Grande Boucle.   

Pour faire le rêve encore plus incroyable, parmi 900 participants de toute la France, origines et âges, j’ai eu l’énorme chance et opportunité de faire partie de la première Team Skoda qui m’amènera avec 9 autres compagnons uniques, qui sont, en très peu de temps, devenus des amis et allies prêt à se battre pour le bien de l’équipe et à partager ensemble cette expérience unique jusqu'à la fin. Quoi de plus ? Un coaching de luxe avec Jérôme Pineau, grimpeur d’exception avec 13 participations au Tour et 2 maillots à pois, et Florian Rousseau, 3 médailles d’or et 10 fois champion du monde de cyclisme sur piste. Et cette honneur sublime est soutenu avec une équipe de production et organisation incroyable qui enregistre chaque moment de cette histoire inoubliable.

A cette occasion, même si plus alaise en anglais et espagnol, quoi de mieux que rendre mon particulier hommage à la langue de Molière et le pays où ce sport à son plus grand et fantastique publique, qu’écrire en français ; je m’excuse d’avance pour les plus que probables fautes d'orthographe et que j’espère pouvoir équilibrer avec mes meilleurs clichés.

Sans plus de délai, et pour pas faire vrai le cliché retardataire que ma nationalité semble avoir… allez allez allez, veuillez trouver ci-dessous le compte rendu de ma première semaine de préparation vers notre aventure la plus grande jamais vécu : en route vers l’Étape du Tour !

Semaine 7 avant le 10 juillet, jour J, je peux dire que depuis mon début en vélo de route (juillet 2015), c’était probablement la semaine cycliste la plus intense que j’ai jamais eu. Après notre premier weekend à Morzine avec toute l’équipe et coachs, ceci a lancé ma motivation à niveaux stratosphériques…

Consigne personnelle de la semaine : bosse bosse bosse !

Contrairement à mes habitudes de rouler avec le grand plateau et mettre du braqué, j’ai suivi le conseil de Jérôme et Florian de pédaler plus en souplesse avec des marches plus courtes, ce qui m’a fait aller à bonne allure et plus reposé que d’habitude.

Avec le Giro dans l’oreille et l’Italie pas trop loin, ça commence à sentir la Pizza… et a mi-semaine, je me laisse motiver par Alex, un futur IronMan et ami du travail, pour aller faire une sortie le midi comme « pause déjeuner »…

Avec ma touche espagnole… j’ai raté son départ et une fois rattrapé sur la route, on s’est proposé le défi Pizza-Italie : presque 50km, pizza veloce veloce et retour.

Bonus : ça fut ma première sortie #TeamSkodaIvan de laquelle il fait partie
(vas-y ici pour me soutenir ;) )

Petit bémol de la journée, rupture du pneu et leçon cycliste pour ajouter à ma courte expérience : trop de pression peut finir par percer le pneu avec la rotation.

Soulagement pneu cassé : j’ai trouvé 10 centimes sur la route !

Arrivé le mercredi, un moment historique allait arriver dans cette journée. Dans mon travail nous avons une jeune association de vélotaffeurs, qui s’organise au moins une fois par mois pour faire le trajet Nice-Monaco ensemble. J’ai évidement proposé à Karen, ami anglaise que j’ai connu pendant mes aller-retour travail et qui est la cycliste plus forte que je connais, pour preuve, ce jour là, elle et Matthieu, un collègue de travail, nous avons réussi à faire le trajet plus rapide jamais fait. Elle a atteint 7 QOM (reine de la montagne) et est la fille plus rapide sur 7 segments, en plus de faire 5 placements dans les 3 plus rapides, chapeau et un grand grand BRAVO !

Karen, Matthieu et moi

Tout ça mérité un traditionnel café et croissant entre cyclistes…

Et, avec ce précédant, si on se faisait une autre sortie à midi… ? Ben oui, cette fois c'était avec Hervé qui m’a motivé pour un petit aller retour à la frontière italienne, coucou aux carabinieri et bon plat de pâtes au retour.

A ce point là, même un italien commence à dire « Basta ! », et c’est peut être ça qui m’a poussé vers l’alternative française. Un velotaf matinal avec pit-stop à la boulangerie pour prendre une petite quiche Lorraine, faisait le précédant pour une autre sortie midi… ma monté préférée, St Laurent d’Eze, jusqu’à Eze Village.

Avec un finish du plus gourmand possible,
une magnifique crêpe bretonne comme la touche et récompense finale.

Bon, à ce point là c’est fini non ? Ben non, tiens toi encore ! J’avais déjà évoqué que c’était ma semaine plus cycliste jamais vécu non ?

Avec un coup de fortune, le cyclisme commence à donner ses fruits, et un retour travail me fais trouver 50 centimes et me sentir la personne plus riche du monde ; au moins, dans le sens métaphorique dans lequel je préfère attribuer cette chance à la chance de pouvoir faire du vélo tous le jour et prendre plaisir à chaque fois que je monte dans la selle.

Épitome de cette chance ? Vendredi a marqué le jour où l’amitié Team Skoda c’est réuni à nouveau avec la visite du président Ludo, charismatique membre et ami de cette belle aventure. Sans à peine déposer les valises, il est venu à ma rencontre et la force du Giro italien nous a amené à nouveau pour une petite visite au pays de Coppi, Pantani et Nibali…

Sans trop s’affoler, c’était une des mes plus belles balades où on prend le plaisir de partager la route, apprécier le paysage et finir dans le bar avec cette belle complicité cycliste ; il y en a qui appellent ça, un tour de bières !

Finalement, weekend… comme je disais au début, la semaine plus cycliste sentait la Pizza… avec l’avant dernière étape du Giro d’Italie qui s’apprêtait à faire une entrée magistrale dans le voisin Galois ; Col de la Bonette, Col de Vars et Col de Lombarde ! Une typique idée folle comme j’en ai plusieurs, m’a fait envisager l’objectif de faire 250km pour atteindre Turin, l’arrivé et finale du Giro, tout en passant par les 2300m du Col de la Lombarde…

Avec déjà 340 kms parcourus pendant cette intense semaine de travail… oui oui, ça aussi, pas que du vélo, la tentation et possibilité de rester un peu plus dans le lit étaient fortes, ça c’est surement dissipé par un étrange virus que seulement les cyclistes comprennent et qui laisse le reste de la population incrédule avec des expressions comme il est taré ou il est malade celui là.

Avec un premier arrêt à quelques 50km de Nice, j'ai cherché ma première tasse de la potion magique des cyclistes, le café ! Oú j'ai connu Giovanni et mon premier ami de la journée :

Grazie per il buonissimo café !

 

Isola 2000 fait penser à la neige, snowboard, tartiflette… pour moi, c’était la monté vers le Col de la Lombarde, à partir du quel j'allais descendre douce et rapidement vers Turin et la tellement belle odeur de Pizza…

Mais souvent, les rêves sont bons jusqu'à qu’ils durent… retrouver des dizaines de cyclistes sur les 99 kms avant le Col de la Lombarde, les dépasser, être dépassé… mais pas plus de cinq eh !! Tout ça était déjà en soi-même raison suffisante pour ce lever si tôt un samedi.

Soleil, derniers morceaux de neige, caravanes, BBQs, musique, forza forza forza écrit sur l’asphalte, des TVs avec le live du Giro, le lointain bruit d’un hélico, virages, épingles et une ambiance unique… adrénaline et émotions se joignaient pour une très proche arrivée au Col de la Lombarde entouré de milliers de Tiffosi et de vai vai vai  avec à mes cotés un amateur italien rempli du même espoir…

… et BIM ! A 500m… chaîne, pate du dérailleur derrière, câble et même la roue ont dit : BASTA ! Tout espoir, tout effort, toute motivation… jeté littéralement par terre. 

Ce moment là, où tu te trouves sans mots et regard perdu… ça c’était moi. Perplexe, incrédule et sans bien savoir quoi faire, me voilà après une semaine d’efforts, histoires incroyables et moments uniques dans une situation que pourrais amener à désespoir, frustration ou même colère… Avec Turin encore en tête, continuer comme ça semblait impossible... 3 italiens assis au bord de la route étaient si perplexes comme moi, je me suis rejoins à eux pour réfléchir et je me suis dit, si proche de la cime, au moins y aller. Dégâts rangés, chaussures sur les pieds, allons-y !

Une fois au top, entouré par 3000 passionnés du vélo, au milieu de la frontière franco-italienne, musique, fête et bonheur… mon regard perdu était encore là. Petite alerte SMS au secours au coach Jérôme a l’aide coach, moi je suis un débutant dans cette discipline, qu’est-ce que je fais, en plus, batterie à 15%... vas-y vers la solidarité des tiffosi , même s'ils étaient distraits par l’émotion du Giro et proche arrivée de leur héro Nibali, je constate une surprenante circonstance parmi les cyclistes de route, nous avons pas les outils pour réparer une chaîne, demande un VTTiste, ils en ont surement ; conseil pour le futur, acheter un outil pour réparer la chaîne ! Finalement, un VTTiste français m’a aidé à remettre la chaîne, mais sans dérailleur, pas de possibilité de rouler ni en fixie.

Vu ma situation et un peu pressé, un spectateur me demande où j’habite et a finis par me proposer de me ramener si jamais j’arrive à plus retourner, ou s’il me retrouve sur la route de retour… Un autre passant m’aide a soulever le vélo pour remettre la chaîne et c’est comme ça que je fais amitié avec Claude, retraité Grassois avec qui j’ai vu ensemble l’arrivé des pros et avons fais des belles conversations cyclistes.

Avec un rapide passage des pros, une fois fini, une rapide descente vers Isola et un au-revoir à Claude. En attendant Eric, le solidaire spectateur qui devait retourner à pied vers Isola, quoi de mieux qu’un chicken burguer et bière, avec un nouveau compagnon adepte aux frites, Snatch le chien du petit bar où j’étais.

Petite recharge du téléphone, Eric et sa femme Magali étaient prêts et la promesse était encore valable, c’est sur la route de retour que nous avons fais une très belle rencontre et un autre beaux moment cycliste s’achevait avec un merveilleux finale.

Muchas gracias chicos !

14 sorties à vélo, 441 kms, 17 h sur la selle… c’est fini la semaine cycliste non ? Mmmm, pas exactement, têtu comme je suis, je ne laisse pas une panne m’enlever tout. Nouveau lève-tôt et direction pour pratiquer la langue de Dante avec destination : Turin !

Avec un peu prêt 5h de train, c’était un objectif plus atteignable que rouler avec un vélo sans dérailleur, mais… oui, toujours des mais, le petit changement de trains a Cuneo comporte un délai d’une heure de plus à cause d’une panne de notre train… ça commence à devenir une habitude ce weekend… du coup, petit café italien pour tenir le coup et hop on y va à Turin et à la rencontre des Pros !

Et comme l’expérience était si belle, quelques photos en plus :

Entre la motivation du weekend Skoda, une envie de vélo démesuré, malgré les contraintes, j'étais entouré par milliers de bons moments. Chaque nouveau jour sur le vélo est une nouvelle page en blanche qui se rempli d’aventures, histoires et satisfaction d’un sport des plus beaux au monde le… beach volley… ah non, je voulais dire, vélo :)

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